La question des femmes a spécialement marqué les dernières générations, et la nôtre bien sûr. Comment soulever un thème si controversé, voilà tout le travail de Béatrice Bréchignac qui approche cette question d’une douceur palpable. Nourrie de cette question d’affidamento, elle déploie la poésie des liens qui nous unissent, ces relations instinctives de solidarité féminine, ces scènes de vies féminines, et exprime son émerveillement de l’entraide des femmes, femmes autour d’elle, femmes d’ici et d’ailleurs, qui selon elle anime l’essence de l’humanité. L’artiste envisage ses oeuvres comme une manière de capturer ces instants et de les transmettre. Ce travail qu’elle a engagé depuis deux ans arrive aujourd’hui à maturité. Et c’est avec une tendresse singulière que l’artiste nous permet de redécouvrir la puissance féminine.

Elle revendique son regard de femme artiste sur les femmes, un regard féminin. Sculpteur depuis 20 ans, artiste depuis ses premiers souvenirs, ses mains voient et ses yeux parlent. Elle puise dans son expérience, mêle tempérament méticuleux et passion. Habitués à retrouver le bronze sous une forme masculine et massive, nous partons à la découverte des formes et textures qu’elle développe. Son bronze creuse avec le réel des formes qui nous parlent, cherche le grain de la vie, habille des symboles féminins et des courbes généreuses, cherche la finesse et l’émotion, le merveilleux et l’abstraction, laissant chacun à sa réflexion et à sa liberté imaginative. Ce sentiment qu’elle nous laisse peut suffire à éveiller les consciences et atteindre sa finalité.